Historique du Cabinet

La réputation d’Orrick, Herrington & Sutcliffe LLP trouve son origine dans la personnalité, l’intégrité, la compétence et l’esprit d’entreprise de ses avocats et de son personnel, à commencer par ses fondateurs Jarboe, Goodfellow, Eells et Orrick. Notre expérience et notre savoir-faire en financement des collectivités publiques et en droit des sociétés sont nés du travail riche et original accompli par un groupe de juristes novateurs à une époque et dans une ville qui offraient un formidable potentiel.

C’est sur ces bases que le cabinet s’est, ensuite,développé, élargissant son activité à 13 domaines de compétence et possèdant aujourd’hui 23 bureaux dans sept pays ; tout au long de son histoire, il a préservé sa tradition d’appporter la plus grande attention aux besoins de ses clients.

Nos fondateurs

L’histoire d’Orrick, Herrington & Sutcliffe LLP remonte à 1863, à l’époque où, une fois retombée la fièvre de la ruée vers l’or, San Francisco faisait figure d’ îlot d’échanges commerciaux.

Cette année-là, fut créée la German Savings and Loan Society (qui fit, plus tard, partie de la First Interstate Bank of California), avec pour general counsel John R. Jarboe. En 1885, ce spécialiste des titres de propriété foncière, fonda le cabinet Jarboe, Harrison & Goodfellow, devenu aujourd’hui Orrick, Herrington & Sutcliffe LLP.

Lorsque M. Jarboe fut admis au barreau en 1858, les règles de l’examen étaient un peu moins figées qu’elles ne le sont aujourd’hui. À l’époque, les candidats étaient soumis, à Sacramento, à un examen oral par un jury composé de trois membres du barreau nommés par la Cour suprême. Après que M. Jarboe ait répondu à quelques questions, l’un des examinateurs déclara qu’ils perdaient leur temps à lui poser des questions sur des sujets sur lesquels il en savait visiblement plus qu’eux. A la place, ils lui demandèrent  s’il connaissait la recette du punch au cognac. « Non», répondit-il, « mais j’ai découvert qu’ils en font un excellent au Sazerac, un bar de l’autre côté de la rue, et je saurais gré à l’éminentcomité ici présent de se joindreà moi afin que nous puissions le mettre à l’épreuve».  C’est fut donc au bar que la partie sérieuse de l’examen se poursuivit. Le comité pu y constater la finesse de jugement du candidat.

Lorsque Ralph C. Harrison fut nommé juge à la Cour suprême de Californie en 1891, l’association Jarboe, Harrison & Goodfellow fut dissoute. En 1901, W.S. Goodfellow créa un nouveau cabinet, Goodfellow & Eells. Charles Eells que William Orrick décrivait comme étant de ceux dont « le savoir et l’esprit aiguisé étaient adoucis et modelés par la droiture de son caractère, son sens infaillible de la justice et de l’équité, ainsi que par un humour sous-jacent dont il ne se départait jamais» contribua à aider San Francisco à surmonter une époque difficile.

Innovation juridique depuis le début du XXe siècle

En 1905, Ralph Harrison créa les sociétés qui devinrent par la suite la Pacific Gas & Electric Company ; Charles Eells, quant à lui, joua un rôle prépondérant dans la réorganisation de la Fireman’s Fund Insurance Company après le séisme et le grand incendie de 1906. M. Eells sauva l’entreprise en concevant un système novateur  permettant de régler les indemnités d’assurances impayées en actions de la société. Le cabinet comptait également parmi ses clients, à l’époque,les deux premières banques d’investissement de San Francisco.

Goodfellow & Eells participa également au contentieux entourant le développement controversé de la production d’énergie hydroélectrique et des droits d’utilisation de l’eau dans la région de la rivière Truckee et du lac Tahoe. Lorsque William H. Orrick rejoignit le cabinet en 1910, le United States Reclamation Service et le ministre de l’Intérieur, Richard A. Ballinger, avaient négocié avec des détenteurs de participations privées un contrat autorisant le détournement de l’eau du lac, suscitant ainsi l’ire des défenseurs de l’environnement. M. Goodfellow, agissant en tant que conseil des entreprises, rencontra le président, William Howard Taft, qui entama l’entretien en déclarant : « Mon problème, c’est de trouver quelqu’un qui comprenne vos lois sur l’eau, là-bas dans l’Ouest ». Le contentieux qui s’ensuivit est à l’origine d’une législation qui, aujourd’hui encore, régit l’utilisation de l’eau du lac Tahoe.

William H. Orrick

William H. Orrick était connu pour la précision de ses mémoires et pour le volume prodigieux de travail qu’il « sommait» ses collaborateurs d’éffectuer. Il attachait une importance toute particulière à la recherche juridique, tenant à ce qu’elle soit le plus approfondie possible, et continua lui-même, alors qu’il avait déjà atteint et dépassé l’âge de quatre-vingts ans, à en faire. Il prit sa retraite en 1960.

William OrrickLorsque Stanley Moore rejoignit le cabinet en 1914, le nom du cabinet devint Goodfellow, Eells, Moore & Orrick. L’année 1927 marqua le début d’une période importante pour le cabinet, lorsque Ralph Palmer, Tom Dahlquist, George Herrington et Michell Neff s’y associèrent. Tom Dahlquist était un avocat brillant et novateur spécialisé en droit des sociétés. Il était considéré comme étant une autorité en matière de California Corporate Securities Act et rédigea une série d’articles pour la California Law Review qui furent publiés en 1945-46. Les débats qui s’ensuivirent furent le point de départ de la réflexion sur certains points de cette loijusqu’à sa révision en 1968.

George Herrington

Avant de rejoindre le cabinet, George Herrington travaillait à temps partiel comme bibliothécaire à Boalt Hall, tout en étudiant le droit. Il y travaillait souvent le dimanche, et trouvait immanquablement M. Orrick assis sur les marches à coté d’une mallette pleine de dossiers, attendant qu’il ouvre les portes pour pouvoir se mettre au travail. George Herrington déclara que la seule raison pour laquelle M. Orrick l’avait embauché était pour s’assurer qu’il (Herrington) serait au travail à l’heure.

George HerringtonLe dossier du cabinet de l’époque, le plus plus connu en matière d’obligations est sans aucun doute celui de l’émission de titres d’emprunt en vue de financer la construction du Golden Gate Bridge. La Southern Pacific Railroad, alors propriétaire de la Golden Gate Ferry Company, qui était vouée à perdre, une fois le pont achevé, une source de revenus importante contesta la validité des titres. La Southern Pacific échoua à faire valoir ses prétentions et le tribunal trancha en faveur de l’émission des titres. La contribution de George Herrington au projet qui donna lieu au pont permit d’établir sa réputation comme  l’avocat incontournable sur la Côte Ouest en matière de d’obligations.

Pendant les années 30, le cabinet comprenait personnages hauts en couleur. Le bureau de Mitchell Neff était orné d’un crachoir en cuivre contenant les copeaux des crayons que, par nervosité, il taillait jusqu’à la gomme. Il lui arriva, à plusieurs reprises, de mettre le feu à sa corbeille à papiers et, même, une fois, de s’enfermer dans son placard après y être entré pour admirer le cadran phosphorescent de sa nouvelle montre.

Eric Sutcliffe

Eric SutcliffeEric Sutcliffe rejoignit le cabinet en 1932. Il effectua une grande partie des recherches concernant les obligations du Golden Gate Bridge, à l’instar de tous les collaborateurs travaillant sous l’œil aiguisé de W.H. Orrick. Il commenca, également, à travailler sur les PG&E registration statements (déclarations d’enregistrement de garantie aux exportateurs pour cautionnement de bonne fin) à partir de 1934. Ces déclarations firent partie des toutes premières à être traitées par la Securities and Exchange Commission en vertu du Securities Act de 1933. En 1947, M. Orrick choisit Eric Sutcliffe comme associé-gérant, poste qu’il occupa pendant plus de 30 ans.

Orrick aujourd’hui

Aujourd’hui, Orrick, Herrington & Sutcliffe est un cabinet d’avocats de renommée internationale. Depuis leurs bureaux des États-Unis, d’Europe et d’Asie, ses avocats participent, dans le monde entier, à des opérations encore jamais réalisées et à des affaires qui font jurisprudence. Chacun de nos départements peut se prévaloir de réussites qui ontfait date sur son marché, et que l'on retrouve dans les rankings des principales agences de notation aux États-Unis et dans le monde.

Nous sommes convaincus que nous devons notre succès et notre longévité à notre engagement autour de nos valeurs essentielles, à savoir, l’excellence, l’intégrité, la coopération, le respect de l’individu ainsi que l’enthousiasme et le souci de progresser, mais également, au fait que nous connaissions si bien nos clients, leur activité et les problèmes auxquels ils sont confrontés chaque jour. Depuis près de 140 ans, Orrick accompagne ses clients dans la réalisation de leurs objectifs, aussi bien dans les prétoires que dans les salles de conseil. Jamais cet engagement n’a été plus fort qu’aujourd’hui.

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